Deux carrières en jeu :
En 1968 deux gros soucis me prenaient la tête : ma future profession et le cyclisme.
Cette année-là j'entrais au collège de la Closerie à Saint-Quay-Portrieux. Deux années d'études et un BEP de sténo-dactylographe correspondancier en poche en 1969. Et du boulot début 1970.
Bien avant cette année 1968, l'idée de faire des courses cyclistes me trottait dans la tête. Je m'ancrais dans le ciboulot toujours en ébullition : "je monterai sur les podiums, je serai championne..."
Il faut être gonflée quand même d'échafauder de tels projets ambitieux !
Comment faire pour se lancer dans la compétition, à qui s'adresser ?...
Mais quand on veut on peut...
Des renseignements glanés ici et là m'ont amenée un jour de février 1968 chez Henri Caresmel, président du Vélo-club Loudéacien.
Un premier pas venait d'être franchi : une licence allait m'ouvrir une porte vers la compétition.
Puis suivirent la bicyclette et le minimum d'équipement.
Ce vélo fut un occasion, peinture écaillée, selle disloquée au niveau du bec. Il pesait lourd. Il n'était pas beau, mais je l'aimais. Grâce à lui, l'aventure pouvait commencer...
Un jeudi en 1968, à Saint-Quay-Portrieux. La directrice du collège m'avait autorisée à m'entraîner pendant que les autres pensionnaires partaient marcher en "sortie libre".
11 août 1968 à Pordic. Maillot avec poches devant, encore loin des pédales automatiques, casque à boudins (fixé provisoirement sur le guidon), peu de tige de selle, donc vélo trop grand pour moi...
A suivre...
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